Village de Liessies, Avesnois (Nord). La rivière Helpe Majeure.
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Village de Liessies, Avesnois (Nord). La rivière Helpe Majeure.

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FREDERIK ASTIER

5 km par les caches de Salesches, au cœur du bocage avesnois

À Salesches, les chemins se glissent entre les haies, longent les pâtures et rejoignent les villages presque à l’écart des routes. Ici, on les appelle des « caches » : de petites voies bocagères autrefois utilisées pour relier les bourgs aux prairies et conduire les animaux.

La variante courte du circuit des Fleurs champêtres en emprunte plusieurs sur 5 km. Elle franchit le ruisseau Saint-Georges, rejoint Neuville-en-Avesnois et son église fortifiée, puis retrouve Salesches par les chemins agricoles et les ruelles du village. Une balade familiale pour entrer simplement dans le paysage de l’Avesnois.

🥾 Informations pratiques

🚩 Départ : place Roger-Salengro, à proximité de la mairie de Salesches
🔄 Parcours : boucle / Distance : 5 km
⏱️ Durée : environ 1 h 40
📊 Niveau : très facile
📈 Dénivelé positif : 41 m
🌳 Environnement : bocage, pâtures, chemins agricoles et petites routes

Reconnexion nature dans le bocage de l’Avesnois

Les « caches », petits chemins du bocage

Elles constituent sans doute le détail le plus caractéristique de cette randonnée. Les caches sont ces sentiers étroits qui relient les villages aux pâtures environnantes. Bordées de haies, elles permettaient notamment de circuler dans la campagne et de conduire les troupeaux sans emprunter les grands axes. Le circuit en conserve plusieurs beaux exemples.

Marcher dans une cache change la perception du paysage : les haies resserrent le chemin, masquent un instant l’horizon, puis s’ouvrent sur une prairie ou une ferme. C’est une manière très simple de découvrir le bocage de l’intérieur, au niveau des chemins qui l’ont façonné.

Haies, pâtures et champs : les détails du paysage avesnois

Le bocage reste l’un des grands marqueurs de l’Avesnois. Les haies y séparent les parcelles, protègent les pâtures du vent et offrent des abris à de nombreuses espèces. Aubépines, charmes, frênes, sureaux ou prunelliers font partie des essences que l’on retrouve régulièrement dans ces alignements végétaux.

Autour de Salesches, la balade montre aussi un paysage agricole qui n’est pas uniforme. Les prairies bordées de haies côtoient des parcelles cultivées, tandis que fermes et villages restent dispersés dans la campagne.  Ce sont ces détails qui donnent son identité au parcours : une barrière au bord d’un pré, un arbre laissé dans une haie, des vaches derrière la végétation, un champ qui s’ouvre au bout d’une ruelle.

Le ruisseau Saint-Georges, discret fil conducteur

On le croise à plusieurs reprises au cours de la boucle. Le ruisseau Saint-Georges se franchit une première fois sur une passerelle, puis réapparaît à proximité de Neuville-en-Avesnois. Autrefois, son eau alimentait notamment un moulin attesté au XVIIIe siècle.  Aujourd’hui, il reste un élément discret du paysage, souvent accompagné d’une végétation plus dense, entre les haies, les prairies et l’eau, la campagne prend ici une allure particulièrement verdoyante.

Des clochers dans le bocage

La randonnée relie deux villages et leurs églises : à Neuville-en-Avesnois, le chemin passe devant une église fortifiée, témoin de ces édifices ruraux qui servaient aussi de refuge dans une région longtemps exposée aux conflits et à Salesches, l’église Saint-Quinibert, construite en 1683, marque le retour vers le point de départ.

Ces silhouettes de brique et de pierre apparaissent entre les arbres et les pâtures, comme autant de repères au milieu du bocage.

Les points forts du parcours

Les caches de l’Avesnois
De petits chemins bordés de haies qui relient encore villages et pâtures.

Le bocage
Prairies, haies, arbres isolés et parcelles cultivées composent le paysage tout au long de la boucle.

Le ruisseau Saint-Georges
Un cours d’eau franchi à plusieurs reprises, autrefois utilisé pour alimenter un moulin.

Les églises de Salesches et Neuville-en-Avesnois
Deux repères du patrimoine rural rencontrés directement sur l’itinéraire.

À découvrir tout près

Les remparts du Quesnoy
À quelques kilomètres, Le Quesnoy permet de prolonger la journée sur ses fortifications. Remparts, fossés et ouvrages défensifs ceinturent encore largement la ville et rappellent plusieurs siècles d’histoire militaire. Après les chemins ouverts de l’Avesnois, une autre promenade à pied, cette fois au fil des fortifications.

Te Arawhata, musée néo-zélandais de la Libération
Toujours au Quesnoy, Te Arawhata raconte la libération de la ville par les soldats néo-zélandais le 4 novembre 1918 et le lien durable qui unit depuis Le Quesnoy à la Nouvelle-Zélande. Projections, paysages sonores, œuvres et dispositifs immersifs replacent cet épisode dans l’histoire de la Première Guerre mondiale.

🥾 Infos sentier

Type de parcours
Une boucle de 5 km, avec seulement 41 m de dénivelé positif. Le parcours est classé très facile et convient bien à une balade en famille ou à des marcheurs occasionnels.

Côté pratique
Le sentier alterne caches, chemins agricoles et petites routes tranquilles. Après la pluie, certains passages peuvent devenir boueux ou glissants, notamment près du ruisseau : mieux vaut prévoir des chaussures adaptées.

À savoir avant de partir
Le circuit est balisé en jaune. La version courte de 5 km est une variante du parcours principal, qui se prolonge sur environ 12 à 13 km.