© CRTC Hauts-de-France - Nicolas Bryant

Expérimentez le longe‑côte à Dunkerque

Dunkerque est le berceau national du longe côte. Cette discipline a été imaginée en 2007 par un entraîneur d’aviron qui « cherchait une activité qui musclerait le corps tout entier ». Les abdominaux, pectoraux, fessiers, grands dorsaux sont effectivement mis à rude épreuve, surtout quand la mer est agitée. Direction le nord de la Côte d’Opale, où ce sport très collectif n’a pas perdu son âme : on affronte les éléments, on s’entraide et on rit beaucoup !

Malo_digue de Malo © Office de Tourisme et des Congrès de Dunkerque-Rêves de PandaMalo _ Digue de Malo - © Office De Tourisme et des Congrès de Dunkerque Rêves de PandaMalo, digue de Malo © Office de Tourisme et des Congrès de Dunkerque - Rêves de Panda

Le longe-côte : un sport complet et accessible à tous !

Habitués, novices, coaches : même considération pour tout le monde, chacun est à l’aise. Pas de différence entre les participants, comme au carnaval ; l’esprit des lieux sans doute !
Après avoir enfilé les combinaisons Néoprène (c’est déjà du sport !), on se dirige vers la plage – à la limite de Malo-les-Bains et Leffrinckoucke – à perte de vue, qui servit de décor au film de Christophe Nolan, Dunkerque. L’air marin est doux, le vent faible, la température de l’eau est à 15°C. Des conditions idéales pour un baptême du feu ! Direction la Belgique, par la mer donc. L’eau au niveau de la poitrine, le principe est de marcher, en s’aidant ou pas d’une pagaie pour avancer. On peut aussi courir, marcher à reculons, faire la chenille…
« C’est un sport complet qui agit sur les systèmes musculaire, cardiaque et respiratoire, précise Jean-Paul le président fondateur d’Opale Longe-Côte. Dans l’eau, chaque mouvement coûte cinq fois plus d’énergie que sur la terre ferme. Et l’hiver, l’eau froide active la circulation du sang et masse le corps avec un effet anticellulite ! ».

Bien-être Haut&Fort !

Le franchissement de vagues est encore plus tonique : on saute, on boit la tasse, on respire encore plus profondément en emmagasinant au passage un maximum d’ions négatifs, d’iode en particulier, essentiels à notre métabolisme. Le plus drôle est encore de prendre un point de repère sur la plage lorsqu’on marche à contre-courant et de s’apercevoir que malgré nos efforts à 500 kcal/h, on n’avance vraiment pas beaucoup !

La sortie de plus d’une heure nous amène en bas du blockhaus de Leffrinckoucke. Les plus fatigués marquent une pause pour faire la planche et se détendre les muscles. Demi-tour. C’est plus facile dans ce sens-là : une douce torpeur s’empare déjà des corps, les articulations paraissent plus souples. « Le but est vraiment d’apprendre à se relâcher et à se réconcilier avec le milieu aquatique, reprend Jean-Paul. Le travail en suspension dans l’eau est important. Il faut profiter de la poussée d’Archimède ! »
Au retour, on investit à nouveau les vestiaires pour prendre une douche et se changer. Ça chante de partout : le longe-côte rend heureux !

Conseil d'habitant

Laurence BailleulLaurence BailleulLaurence Bailleul
Je recommande : la vue depuis le beffroi de Dunkerque

 

Une vue à 360° à 58 mètres de hauteur, c’est vraiment bluffant et « instructif », on comprend comment la ville s’organise et les différentes ambiances ville/port/plage. On peut aussi avoir la chance un samedi après-midi de rencontrer le carillonneur qui fait son récital sur ce carillon de 50 cloches étrangement installé dans une ancienne tour d’église.

Laurence BAILLIEUL, experte des sorties à Dunkerque et aux alentours
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