© Villeneuve d'Ascq, le LaM, Lille Métropole Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut | CRTC Hauts-de-France - Benjamin Teissèdre

Art thérapie : les bienfaits de l'art

Qu’est-ce que l’art-thérapie ? L’art a des vertus thérapeutiques et réglerait nos conflits intérieurs et nos sentiments refoulés… Ils sont de plus en plus nombreux à nous le dire, médecins, conservateurs et visiteurs.  S’absorber dans la contemplation de l’esthétique d’une œuvre suspend le temps et provoque en nous des émotions salutaires : joie, bonne humeur, sensations inédites, reconnexion avec vous-même, ouverture sur le monde. Des ordonnances muséales ont même été délivrées à Montréal ! L’art-thérapie serait un véritable levier du bien-être… Voici donc 6 bonnes raisons d’aller au musée (il y a plus de 90 musées en Hauts-de-France) pour contempler l’art comme une invitation au bonheur.

Raison

01. Oser entrer dans un musée redonne confiance en soi

Vous êtes intimidé par ce qui semble être des temples de la connaissance et du savoir et vous craignez de vous confronter aux œuvres d’art… En un mot vous êtes taraudé par le sentiment que vous n’allez rien comprendre ! Devant la porte d’un musée, vous vous dîtes « ce n’est pas pour moi » et vous rebroussez chemin. Alors allez-y petit à petit, rentrez dans la boutique ou dans l’espace de restauration et laissez-vous envahir d’abord par cette ambiance propice au silence et au calme, rythmée par les pas feutrés des visiteurs…
Certains musées vous proposent même de vous asseoir confortablement dans un canapé, de plonger dans des œuvres en réalité augmentée ou de consulter quelques ouvrages avant votre visite…et tout cela gratuitement ! Achetez la carte postale d’une œuvre qui a retenu votre attention et revenez plus tard car l’original vous en fera découvrir toutes les subtilités : la matière, la couleur dans tout son éclat, le mouvement, les lignes… Vous allez découvrir que l’art vous touche : c’est l’essentiel pour se réconcilier avec l’idée de Culture.

Raison

02. La slow visite apaise

 

 

A faire seul ou accompagné, le slow gagne les musées !
Apprendre à contempler, visiter à son rythme, se déconnecter de l’environnement et faire place au silence « pour faire du silence un moment plein de nos vies », comme le dit Jacques Attali lequel propose « qu’un grand musée consacre une exposition au silence » ou encore que soit organisée une « nuit du silence » à l’instar de « la nuit blanche ».

Raison

03. Les musées vous reconnectent à vos émotions

Les musées sont à l’écoute. Ils accompagnent chacun pour se rendre accessibles, le saviez-vous ? Ils vous concoctent des visites inattendues qui font appel à vos émotions si toutefois vous acceptez de lâcher prise. Pour vous aider, des exercices de méditation ou de relaxation vous sont proposés pour « penser avec son corps », des séances de yoga aussi. Vous voulez apprendre à regarder ? Là encore les musées déploient des trésors d’imagination pour stimuler votre curiosité et votre attention. Vous souhaitez saisir l’essentiel d’une œuvre en version « rapido » entre midi et deux ? C’est possible aussi !!

Raison

04. L’art pour regagner l’estime en soi

Vous êtes souvent en proie au doute et vous avez des difficultés à vous affirmer ? Or, la confiance en soi est indispensable pour s’ouvrir aux autres et la fréquentation des œuvres d’art constitue un remède, à utiliser sans modération.

Et si vous vous preniez en photo devant l’œuvre qui vous a conquis ? Le selfie, recommandé par Michel Lejoyeux est aussi un moyen, « une petite ruse, une leçon de bon narcissisme car c’est un petit exercice d’acceptation de soi ». Si vous aimez l’œuvre, vous apprendrez à apprécier votre image. Un effet miroir ! Car apprendre à s’aimer est bien l’exercice le plus difficile qui soit et une première étape pour regagner confiance en soi et, ensuite, aller vers les autres. Une leçon de bonheur et d’apprentissage pour mieux aimer et développer le « mieux-être ensemble ». Regagner confiance en soi ? Le musée peut vous y aider. Il peut libérer la parole et aider, exercice difficile pour certains, à s’exprimer en public. Certaines institutions muséales, conscientes de leur rôle social, élaborent des programmes spécifiques en direction des demandeurs d’emploi ou des migrants.

«  S’il faut définir une mission pour l’art, disons qu’une de ses tâches serait de nous apprendre à mieux aimer «  (Art et Thérapie de Alain Botton et John Armstrong). Et pour mieux aimer, commençons par mieux s’aimer !

Raison

05. Les Musées se visitent également sur ordonnance !

Les vertus de l’art comme thérapie sont connues depuis longtemps. 50 ordonnances muséales ont été délivrées en 2018 à Montréal pour des séances de contemplation. Fruit d’une collaboration entre le Musée des Beaux-Arts de Montréal et les Médecins Francophones du Canada, cette expérimentation, prescrite en complément d’une prise en charge plus classique, pour les personnes souffrant de troubles dus à l’anxiété et au stress, a rencontré un vif succès et se poursuit.

Selon Nathalie Bondil, Directrice du Musée des Beaux-Arts de Montréal « un musée est un lieu de collection. Mais au-delà de cela, grâce à la force des arts, je suis persuadée qu’il peut être vecteur de progrès social car il produit du mieux-être ensemble. L’art fait du bien : les neurobiologistes et les chercheurs en biologie constatent que la beauté est un besoin physiologique lié à la sexualité et à la nécessité de reproduction ».

Raison

06. Contempler une œuvre est un anti-stress

Pour Nicole Parent, Directrice Générale des médecins Francophones du Canada : « Contempler une œuvre ou s’immerger dans une activité créatrice interpellent les mêmes éléments qui agissent sur les fonctions cognitives, le bien-être, le stress, l’anxiété… C’est à ce niveau-là que les bienfaits ont été démontrés ».

Plus récemment, et c’est une première en France, le Château de Compiègne vient de nouer un partenariat innovant avec Action Cœur lequel ouvre, gratuitement, sur ordonnance médicale, l’accès au Château aux patients traités à l’Institut de Cardiologie de la Pitié Salpêtrière. L’objectif est double : faciliter la reprise du cours normal de la vie et tester les bienfaits psychologiques et médicaux de la fréquentation d’un lieu de culture.